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Documentaliste juridique

Entretien avec Gérard Girier, documentaliste juridique

Gérard Girier, 45 ans, est un documentaliste expérimenté. Doté d'une double formation (droit et INTD), il a exercé dans le domaine juridique au sein de cabinets d'avocats et directions juridiques d'entreprise, dans le secteur de l'assurance au sein de cabinet d'actuaires et compagnie d'assurance. Il a également exercé son métier dans le secteur bancaire. Il a accepté de répondre à nos questions concernant le métier de documentaliste avec une spécialité juridique.

Comment devient-on documentaliste juridique, quel est votre parcours ?

Après avoir effectué 4 années universitaires en droit, titulaire d'une maîtrise de droit public, j'ai effectué un stage au sein de la bibliothèque du Conseil constitutionnel qui m'a permis de découvrir le métier de documentaliste juridique, un métier fortement orienté vers la recherche, l'utilisation des nouvelles technologies de l'information.

Quel est l'employeur typique des documentalistes spécialisés en droit ?

Principalement les cabinets d'avocats d'affaires de grande taille qui disposent d'un service dédié. Le ou la documentaliste étant alors chargé(e) de gérer de manière administrative, opérationnelle et budgétaire le service de documentation.

Pouvez-vous décrire vos tâches quotidiennes ?

  • Les recherches documentaires (recherches juridiques, assistance aux stagiaires)
  • Gestion de la bibliothèque papier et numérique (alimentation de base de données en ligne)
  • Veille informationnelle (veille thématiques, veille presse, veille juridique)
  • Elaboration de produits documentaires (tels que lettre d'information hebdomadaire, panorama de presse...)
  • Gestion du budget du service de documentation, négociations tarifaires avec les éditeurs pour permettre aux utilisateurs d'accéder à de nouveaux abonnements accessibles en ligne

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Quelles sont les qualités personnelles qui vous servent le mieux dans l'exercice de votre métier ?

  • Une grande rigueur
  • Une curiosité quasi insatiable en matière d'informations, de sources informationnelles
  • Un goût prononcé pour les nouvelles technologies et le numérique
  • Une grande réactivité car les demandes formulées par le public pour lequel on exerce exige des réponses rapides à ses questions
  • Une flexibilité au marché de l'emploi car il est devenu malheureusement difficile d'exercer notre métier tant les postes deviennent rares depuis plusieurs années

Et si c'était à refaire ?

Si c'était à refaire, je m'orienterais davantage vers le métier de commissaire-priseur qui conjugue le juridique, la passion des arts, un rôle d'intermédiaire entre un vendeur d'un côté et un acheteur de l'autre, puis une dimension commerciale présente dans le marché de l'art, comme tout marché du reste. Toutefois, j'aime sincèrement le métier de documentaliste car c'est un métier qui est extrêmement diversifié et qui permet d'endosser un rôle pivot entre l'information disponible et les attentes informationnelles des utilisateurs.

Propos recueillis par Sylvaine Garderet le 3 septembre 2019